Mardi 30 novembre 2010
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- Il est bien loin le temps,
- Ils s’en sont allés ces moments
- Où coulaient les flots de mon insouciance
- Sous les ponts de la sagesse.
- Il est déjà passé l’instant,
- Cette quiétude passagère
- Que mes 27 printemps,
- Ont laissé embrasé sous la mesure de ma peine.
- Ils sont si loin hélas... mes souvenirs,
- Et la félicité, laisse place à l’amertume et aux remords,
- Face à l’étendu de l’avilissement de mon âme.
- Et je me mens, en mentant au monde,
- Car sous l’essaim de mon verbiage, se déguise mes tourments,
- En cachant habillement, l’emprise de ma couardise,
- Je feins l’euphorie,
- J’ironise ma condition,
- En pansant mes blessures,
- En taisant ma désolation,
- Faute en est, au poids de mes regrets.
- Faut-il rester muette, et ravaler son amertume
- Car le monde se veut sourd, à mes appels au secours.
- Devrai-je leur en vouloir,
- A ces bonshommes, fait de chair et de sang ?
- Et condamner, à perpétuité, la froideur de leur cœur ?
- Si tel est le cas, il n’en est rien,
- Je ne puis accabler, l’imperfection,
- Car en érudite, je me dis
- Qu’il n’y a de parfait que celui,
- Pour lequel, jour et nuit
- A genoux, je prie.
Par Leeloo
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